Lavoisier parlait de chimie. Moi je parle de MCP.
En 2025, la tech s’emballe sur les MCP (Model Context Protocol) : des connecteurs standardisés qui permettent aux agents IA de parler à des outils externes. Révolutionnaire, qu’ils disaient.
Sauf que… j’ai un vague souvenir de 2003. 📁
À l’époque, on appelait ça le WSDL (Web Services Description Language). Un fichier XML qui décrivait précisément comment un service web s’appelait, quels paramètres il acceptait, ce qu’il retournait. Les systèmes pouvaient s’y connecter de façon standardisée. Automatiquement. Sans se parler à la main.
Ça vous rappelle quelque chose ? 😏
Et cette semaine, cerise sur le gâteau : Denis Yarats, CTO et co-fondateur de Perplexity, annonce en conférence que son équipe abandonne MCP en interne… pour revenir aux APIs et CLIs classiques. Trop gourmand en tokens de contexte, authentification galère à l’échelle.
Le même Perplexity qui a un serveur MCP officiel en prod, documenté, installable en un clic dans Cursor et VS Code. 🙃
SOAP, WSDL, REST, GraphQL, MCP… chaque génération réinvente l’interopérabilité avec un nouveau format et un logo sympa. Puis la génération suivante repart sur les bases.
Est-ce que MCP est utile ? Oui, vraiment. L’écosystème IA en a besoin, la DX est meilleure, et l’intégration avec les LLM est bien pensée.
Alors d’où vient ce retour de bâton récent ? À mon avis, certainement parce qu’à force de dire que « ça changeait tout », les gens se sont mis à en mettre partout dans leur workflow… Y compris et surtout à des endroits où c’est inutile, voire contre-productif.
Donc la prochaine fois que quelqu’un vous dit que c’est « révolutionnaire »…
Demandez-lui s’il a déjà ouvert un fichier .wsdl. 😄
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Écrit par
Jean David Olekhnovitch
Oldschool developer, Auvergnat & European & Québécois d'adoption. At the crossroad between tech, people and culture. Living on a small Island in Québec